« Happé Christmas »…

Un réveillon de Noël qui tourne court…

Nuit du 24 au 25 décembre 1890, USA – South Bend (Indiana). La famille Lerch a invité une vingtaine d’amis pour réveillonner.
Le fils cadet, Oliver Lerch, 20 ans, est joyeux car parmi les invités il y a sa fiancée et ses parents. Vers 22 heures Mme Lerch demande à Oliver d’aller chercher de l’eau au puits dans la cour de la ferme. Il prend deux seaux et sort.
Quelques minutes plus tard un cri horrible retentit dehors, où tout le monde se précipite. On entend distinctement « au secours ! au secours ! on m’enlève ! », des qui cris viennent d’en haut…

Cela dura ainsi encore pendant cinq minutes. Près du puits on retrouva un seau, rien d’autre. Par la suite, le puits fut curé, mais aucune trace d’Oliver, qui ne réapparut jamais.

D’après Jimmy GUIEU: « Black-out sur les S.V. » – FLEUVE NOIR 1956. Dans son ouvrage sur les disparitions mystérieuses (Robert Laffont, 1973), Patrice Gaston livre une version légèrement différente (Oliver avait 11 ans, et non pas 20 comme somme l’indique Jimmy Guieu) mais ajoute des précisions intéressantes sur cette affaire :

 » […] Chacun pensa immédiatement qu’un loup avait surgi. Une fois dehors, il n’y avait pas plus de loup que de petit garçon… ! Ils furent tous glacés d’horreur lorsqu’ils entendirent les hurlements désespérés du petit Oliver, quelque part dans la nuit, mais « au-dessus de leurs têtes » ! L’enfant était invisible, dans ce ciel noir. Oliver hurlait « Au secours! Ils me tiennent ! Au secours ! »… Les cris et les appels continuèrent à déchirer l’air pendant près d’une minute, mais en diminuant d’intensité, comme si l’enfant montait, montait…
Médusée, l’assistance ne réagit que lorsque le pasteur décida de suivre les traces de pas la neige fraîche, les traces étaient normales et montraient que l’enfant s’était dirigé vers le puits à une vingtaine de mètres de la maison. A dizaine de mètres du puits, « les traces cessaient brusquement, comme si l’enfant avait été soulevé de terre ! ».

Père Noël faucheur...
Le Père-Noël, auxiliaire de la Grande Faucheuse ?

Enlèvement par des extra-terrestres, ou plus simplement par un Père Noël facétieux et mortifère ?
Le fait est que la hotte du Père Noël, qui tend aujourd’hui à être représentée plutôt comme un sac, peut fort commodément servir, non seulement à voler les effets des gens partis à la messe de minuit, mais pourquoi pas à emporter un enfant vers la mort ?

 

 

Bizarre Préhistoire …

Le Musée d’Archéologie de Nice propose pour l’année 2017 un cycle de conférences intitulé « Bizarre Préhistoire. Préhistoire décalée et étrange : de la science fiction à l’anthropologie imaginaire ». Ce cycle paraît intéressant tant du point de vue de l’Histoire des Sciences que de celui de la Mythologie Contemporaine. Les conférences sont gratuites, les intervenants de qualité. Évidemment, si vous assistez à l’une ou l’autre de ces conférences, vos avis intéressent Carmen Galli …

Jeudi 26 janvier 2017 – Ugo BELLAGAMBA (Maître de Conférences à l’Université de Nice Sophia Antipolis) : Préhistoire et Science fiction – On pourrait croire que tout oppose l’imaginaire de la science-fiction et la préhistoire. Pourtant le futur et le passé lointains se rejoignent sous la plume de nombreux auteurs : J. H. Rosny Aîné, Arthur Conan Doyle, Arthur C. Clarke, Ray Bradbury, Robert Silverberg, Pierre Pelot, etc. Certains même, comme Francis Carsac, nom de plume de François Bordes, furent à la fois auteur et paléontologue. Bizarres sont peut-être ces préhistoires revisitées, mais nos tout premiers pas d’hominidés ne furent-ils pas esquissés sous les cieux infinis ?

Jeudi 16 février 2017 – Geneviève BARBIER DE REUILLE (Présidente de l’association des amis du musée, CEPTA) : Préhistoire du faux et de la mystification – Depuis la naissance de la Préhistoire, nombre d’impostures ont défrayé la chronique. Certaines sont oubliées, d’autres font date. De nos jours, l’évolution de la science « Préhistoire » ne permet plus d’approximation. Fleurissent alors quelques « vrais faux ».

Jeudi 16 mars 2017 – Bertrand ROUSSEL (Directeur du Musée d’Archéologie de Nice) : Mythique préhistoire – Avant la constitution de la Préhistoire en tant que science, des objets préhistoriques (outils ou restes fossiles) ont été découverts. Ils ont suscité l’interrogation des hommes et ont généré des mythes ou des interprétations légendaires que nous nous proposons d’évoquer dans cette conférence.

Jeudi 6 avril 2017 – Denis BIETTE (Membre du Cercle d’Analyse Zététique) : Le Yeti, un descendant des Gigantopithèques ?  – Le yéti est objet de controverses. Des alpinistes mondialement connus comme Edmund Hillary et Reinhold Messner l’ont sérieusement recherché. On l’a envisagé comme un descendant du célèbre Gigantopithèque, voire de l’homme de Neandertal. Peut-on trouver des preuves scientifiques de son existence ou bien s’agit-il d’une simple légende.

Vendredi 22 septembre 2017 – Michèle PEUTO-MOREAU (Maître de Conférences à l’Université de Nice Sophia Antipolis) : Histoire naturelle des Rhinogrades – Peut-on encore à notre époque trouver sur Terre une île inconnue, peuplée de mammifères étranges au comportement insolite ? Ce fut le cas au milieu du XXe siècle après la découverte de l’archipel Hi-iay, où l’éminent Professeur Harald Stümpke put décrire la biologie et l’évolution des Nasins ou Rhinogrades. Comme cet observateur remarquable, vous n’êtes pas au bout de vos surprises.

Jeudi 12 octobre 2017 – Henri BROCH (Physicien, Professeur émérite à l’Université Nice Sophia Antipolis) : Archéologie et extraterrestres – Edification des pyramides d’Égypte, transport des colossales statues de l’île de Pâques, arrangements mégalithiques de Stonehenge ou de Malte, pistes et dessins de la plaine de Nazca au Pérou, « cosmonaute » gravé au cœur d’une pyramide du site maya de Palenque au Mexique… Toutes ces prouesses de civilisations antiques sont-elles le fruit de contacts avec des êtres « supérieurs » ? Trahissent-elles nécessairement la venue d’initiateurs extraterrestres ?

Jeudi 2 novembre 2017 – Frédéric LEQUEVRE (Docteur en Physique) : Galaxies à Lascaux. Les merveilles de l’archéoastronomie – Les grottes ornées ont-elles été choisies en fonction des solstices et des équinoxes ? Leurs peintures sont-elles les toutes premières cartes du ciel ? Les gravures de la Vallée des Merveilles témoignent-elles d’un savoir astronomique ? Une thèse à succès le prétend…

Jeudi 7 décembre 2017 – Jean-Sébastien STEYER (Chercheur au CNRS et Paléontologue) : Demain, les animaux du futur, un voyage entre science et fiction (Conférence suivie par une table-ronde animée par Ugo BELLAGAMBA avec les différents intervenants des conférences) – L’étude des animaux du passé nous renseigne sur le présent et permet d’imaginer une faune du futur. Quelle serait, demain, l’évolution des plantes et des animaux qui nous entourent ? Il s’agit d’une invitation à réfléchir sur le devenir de notre planète et le rôle de l’Homme au sein de la biodiversité, en imaginant l’évolution de la Terre dans 10 millions d’années…

source : http://www.ceptanice.fr/165+programme-2017.html

Note de Carmen Galli à propos de la conférence «Galaxies à Lascaux. Les merveilles de l’archéoastronomie ».

Sans juger le travail de M. Frédéric LEQUEVRE dans son livre du même nom (1), ni de celui de Mme Chantal JÈGUES-WOLKIEWIEZ, puisque c’est elle qui est l’auteure de la thèse sur l’orientation des grottes ornées (2), nous ne pouvons que constater le manque d’intérêt des archéologues et préhistoriens français (3) pour l’archéoastronomie (ou ethnoastronomie) contrairement à ce qui se passe dans nombre de pays. Dans « Étoiles dans la nuit des temps » (4), textes (5) réunis et présentés par M. Yves VADÉ (6) qui en explique les raisons dans son introduction : « Si les archéologues ont longtemps marqué indifférence ou désintérêt à l’égard des données astronomiques, c’est aussi que les premières études en ce domaine ont été mêlées de trop de spéculations douteuses qui ont longtemps contribué à déconsidérer l’étude des savoirs astronomiques aux époques anciennes. Ne parlons pas des erreurs manifestes ou des élucubrations les plus indéfendables, libéralement diffusées sur internet et reprises avidement par les tenants de l’idéologie new age. On pense plutôt à des études conduites par des esprits passionnés dont le seul défaut est d’avoir voulu aller trop vite et de tenir pour des certitudes ce qui n’était qu’hypothèses de départ. Encore n’est-il pas sûr que tout soit à rejeter dans ces recherches intuitives. » Voilà qui est dit. Et en ce qui nous concerne, nous ne manquerons pas de revenir sur l’archéoastronomie.

(1) http://docplayer.fr/18511863-Galaxies-a-lascaux-les-merveilles-de-l-archeoastronomie.html
(2) http://www.archeociel.com/crbst_3.html
(3) mais il faut signaler le travail de l’anthropologue Julien d’Huy (EHESS) : http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-la-genealogie-des-mythes-33158.php et https://www.academia.edu/3226058/2012._Un_ours_dans_les_%C3%A9toiles_recherche_phylog%C3%A9n%C3%A9tique_sur_un_mythe_pr%C3%A9hist  – « Un ours dans les étoiles: recherche phylogénétique sur un mythe préhistorique. »
(4) http://www.babelio.com/livres/Vade-Etoiles-dans-la-nuit-des-temps/610154
(5) où l’on trouve deux textes de Mme Chantal JÈGUES-WOLKIEWIEZ !
(6) http://www.babelio.com/auteur/Yves-Vade/52338